L’atelier

La croix de La Celle dans l’Allier érigée en 1876 porte la plaque du constructeur : atelier d’ameublements des églises I Jacquet 3 Avenue du Doyenné à Lyon.
Depuis 1869 l’atelier Jacquet est répertorié (registre du commerce de Lyon) au 3 Avenue du Doyenné comme « fonte, bronze ». A ses côtés on trouve l’atelier Zamlynski (chandeliers,..) qui reprendra l’atelier Jacquet en 1883 et qui cessera son activité en 1912. On trouve également trace dans l’immeuble du sous-secrétaire de l’archevêché.
Lors du premier recensement disponible sur Lyon, en 1836, on trouve trace d’un fondeur, M. Désiré et de son ouvrier fondeur M. Rivoire, dans cette rue du Doyenné à proximité immédiate de l’évêché et de la cathédrale de Lyon . On peut donc raisonnablement penser que l’évêché de Lyon a contribué à créer, ou du moins a soutenu, un atelier de fondeur de fonte spécialisé dans la production de symboles de la passion du Christ destinés à la fabrication de croix des missions. Le livre de paroisse de saint Rome du Tarn précise qu’en 1859 l’atelier est tenu par MM Lantrey et Baud.
Nous avons identifié dans le grand Sud Est de la France près de 30 croix fabriquées par cet atelier entre 1826 et 1908.
L’atelier proposait trois types de croix : deux types de croix « complètes » comportant tous les symboles de la passion du Christ, le sommet et les extrémités des branches se terminant par un gland. Ces deux types se différencient par la taille, les plus grandes présentent des symboles de la passion du Christ plus élaborés que ceux des plus petites. L’atelier proposait aussi une croix ne comportant que quelques éléments de la passion ainsi qu’un ensemble de motifs liés à la vigne et au raisin.
Quels sont les points communs qui permettent d’affirmer que ces croix proviennent du même atelier ?
Leur structure est identique : solide armature en fer fixée sur un imposant socle en pierre, éléments décoratifs boulonnés ou vissés. Ces caractéristiques ne sont pas suffisantes car de très nombreuses croix présentent les mêmes.
Les éléments décoratifs représentent essentiellement de nombreux symboles de la passion du Christ. Les éléments communs à toutes les croix identifiées croix (agneau couché sur le livre de l’Apocalypse, calice et hostie de l’eucharistie, rayons du soleil et nuages ) sont strictement identiques.
Les éléments décoratifs sont en fonte moulée.
Sur les croix « complètes » les éléments décoratifs et leur disposition sont identiques : très souvent gland à l’extrémité des branches et au sommet –c’est un indicateur très visible- calice au sommet, 3 clous et une aiguière sur une branche, une main et une tenaille et un marteau sur l’autre, etc,..
L’examen des diverses croix inventoriées laisse penser à un atelier proposant un catalogue de symboles laissés au choix des « clients », certains éléments portant des numéros d’identification.

La croix de Quissac (hauteur 2,75m, largeur 1,55m) et la croix de Lunas (hauteur 3,6m et largeur 1,6m) : deux dimensions différentes mais une même composition et un même imposant socle en pierre.

Les croix présentent une solide armature en fer.
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Les éléments sont vissés ou boulonnés sur l’armature, jamais soudés

Les éléments décoratifs sont des symboles de la passion du Christ.
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Les glands aux trois extrémités de la croix sont caractéristiques et facilement reconnaissables.
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La plaque de l’atelier I. Jacquet
Référence d’un élément
L’envers d’un élément en fonte moulé

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