Les croix souvenir de la mission

Au XIX° siècle  les fidèles se devaient de posséder au moins une croix chez eux. Les missions en proposant des croix « souvenir de la mission » donnent aux fidèles l’occasion de s’en procurer une. Comme pour les grandes croix de mission érigées à la fin des cérémonies il existait un large choix de taille et de décorations (avec ou sans symboles de la passion du Christ) pour ces petites croix souvenir. Les photos représentent des croix trouvées à Lassouts et aussi à Livinhac. Ces croix proviennent peut-être d’un atelier de petits ornements d’église situé également 3 avenue du Doyenné à Lyon.

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Les Missions après la Révolution

La Révolution française avait bouleversé la religion catholique : fracture entre les prêtres assermentés et les prêtres réfractaires, confiscation des biens de l’église. Le Concordat signé le 15 juillet 1801 entre Napoléon Bonaparte, Premier Consul, et le pape Pie VII est la première étape du retour en grâce du catholicisme. En effet, contre la non remise en cause par le pape de la confiscation des biens de l’église, le Concordat reconnait que « la religion catholique apostolique et romaine est la religion de la grande majorité de Français ». et l’Etat assure la rémunération des prêtres et évêques.

Dès le début du XIX° siècle l’église catholique va donc reprendre en main la pratique religieuse partout en France. Des hommes d’église, prêtres, religieux, vont être formés à cet effet. Ils vont prêcher des « Missions » jusque dans les plus petits villages. Ces « Missions » consistent en des prônes, des offices, des processions, des confessions. Elles peuvent durer de quelques jours à plusieurs semaines. Elles se terminent très souvent par l’érection de Croix de Mission.

L’érection des Croix de Mission va contribuer au développement d’ateliers de fabrication maîtrisant bien les techniques de la ferronnerie, en plein essor au XIX° siècle. En effet les Croix de Mission du XIX° siècle sont pour l’essentiel en fer voire en fonte.